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Consultant - Etude sur l'impact environnemental des palmeraies sur la déforestation  

03-08-2016

WWF Cameroon

Limbe

1470

CDD

0

1. Contexte et justification

Le palmier à huile (Elaeis guineensis) est originaire d’Afrique de l’Ouest et du Bassin du Congo. Il est devenu la principale source d’huile alimentaire du monde. En dehors des deux géants d’Asie (Malaisie et Indonésie), la progression remarquable des productions africaines résulte de différents facteurs dont l’amélioration des techniques culturales et des techniques d’usinage ; la recherche et la diffusion de croisements à hauts rendements, les recherches et le combat relatifs aux maladies et aux parasites, la réduction considérable des coûts de production notamment par l’utilisation des sous-produits ; enfin, l’implication des élites locales dans l’appareil productif et l’extension de l’aire de cette spéculation à toute la zone tropicale. Au Cameroun, l’une des initiatives les plus récentes en faveur des plantations est le Programme de développement des palmeraies villageoises de palmier à huile lancé en 2005 par le MINADER. La deuxième phase a été lancée en 2011 après une étude de la filière palmier à huile considéré porteuse d’emploi en 2009 par le Ministère de l’emploi et de la Formation Professionnelle. Ce programme est donc considéré comme une « priorité nationale », car ce projet a été lancé dans le cadre d’une « politique volontariste de modernisation de l’agriculture ». Il vise notamment à promouvoir un système de sous-traitance favorable aux agro-industries privatisées et censé incarner la « nouvelle ère » de l’expansion du palmier à huile dans le pays. Le Cameroun représente un des grands bassins de production d’huile de palme en Afrique (4ème rang africain). L’exploitation traditionnelle du palmier est relativement ancienne au Cameroun. Historiquement, les premières palmeraies ont été implantées dans la Sanaga Maritime et portent le sceau des missionnaires occidentaux dans les années 1870. Puis, a suivi le Sud-Ouest dans le bassin du Ndian avec les Allemands, ensuite les Anglais (PAMOL et CDC) entre 1910 et 1947. La crise économique des années 1990 aura contribué à l’accentuation du développement du Palmier au Cameroun tant dans la Sanaga Maritime que dans le bassin du Ndian. Celle-ci a eu pour effet direct le retour à la terre des populations citadines (élites) encouragées par le gouvernement pour participer au relèvement du pays à travers l’agriculture. Si dans la Sanaga Maritime, aux plantations industrielles existantes, se sont ajoutées et multipliées des plantations élitistes et villageoises ; dans le bassin du Ndian, outre les plantations industrielles existantes, de nouvelles plantations industrielles (Heraklès) se sont ajoutées et en plus des plantations villageoises. Tout ceci a participé à l’accroissement fulgurant des surfaces cultivées qui ont progressé aux dépens des écosystèmes de forêts primaires, secondaires et de mangrove. Le palmier à huile fait partie des paysages des activités actuelles du WWF au Cameroun dans le cadre du projet de recherche « Oil Palm Adaptative Landscape » (OPAL) qui est conjointement mis en œuvre par le CIFOR, le PDPV et le WWF. Le WWF suit avec attention les activités de déforestation et de perte de la biodiversité liées au palmier à huile au Cameroun, notamment celles en cours dans la Sanaga Maritime et dans le Bassin du Ndian qui sont des zones détenant encore des forêts à haute valeur pour la conservation. 

Les présents termes de référence ont pour but le recrutement d'un consultant devant conduire et réaliser une étude sur les impacts environnementaux des plantations villageoises, industrielles et élitistes du palmier à huile sur la déforestation et partant sur la dégradation de la biodiversité dans les arrondissements de Ngwéi et d’Ekondo Titi. En effet, le défrichement des terres pour la production pourrait entraîner la perte de zones à haute valeur de conservation, ainsi que l’émission 2 des gaz à effet de serre dus à la déforestation et à la dégradation des forêts. La perspective étant de proposer des stratégies efficaces susceptibles de contribuer à la minimisation des impacts néfastes de l’élæiculture tout en maximisant les profits socioéconomiques. En termes d’enjeux environnementaux, le développement des palmeraies s’accompagne de la fragmentation des écosystèmes forestiers et de la conversion des forêts à haute valeur de conservation alors que la préservation des écosystèmes forestiers constitue un défi dans cette région du Cameroun et ce, dans un contexte de lutte contre la pauvreté et de développement harmonieux et soutenable. En outre, l’autre problème environnemental posé par le développement des palmeraies villageoises, semi industrielles et industrielles est celui de l’exploitation durable, notamment la gestion des déchets issus de l’extraction de l’huile de palme. Toutefois, le dilemme que pose l’élæiculture pour la croissance économique se situe entre les avantages socioéconomiques (bénéfices directs) qu’elle procure ou génère et les différentes dégradations environnementales dont son exploitation se rend coupable. Encore faudrait-il savoir si les avantages ne sont pas à relativiser devant les pertes et méfaits qu’induisent la culture et l’exploitation du palmier à huile. 

Dans un contexte où les préoccupations à l’échelle globale sont orientées vers la préservation des écosystèmes et de la biodiversité, la lutte contre les changements climatiques à travers la réduction significative des impacts anthropiques sur l’environnement naturel, les modes d’exploitation du palmier à huile qui prévalent restent en réalité problématiques. Ils constituent donc quelque peu un frein à l’atteinte des objectifs de REDD+ du Cameroun et soulève plus loin le problème de la mise en cohérence des politiques sectorielles du gouvernement. Aussi, l’objet de cette étude s’impose comme une nécessité, et doit répondre à l’impérative finalité de conciliation de l’élæiculture avec le souci de préservation environnementale dans un élan de développement durable. 

2. But et objectifs de l’étude. 

2.1. But de l’étude 

La présente étude s’inscrit dans les recherches sur la durabilité écologique des activités de développement des plantations de palmier à huile dans le cadre du projet OPAL au Cameroun et elle vise l’évaluation des impacts environnementaux de l’extension des superficies du palmier à huile sur la déforestation et la dégradation de la biodiversité dans les arrondissements de Ngwéi et d’Ekondo Titi. 

2.2. Objectifs de l’étude 

L’objectif est d’évaluer les impacts environnementaux des palmeraies villageoises, semi industrielles et industrielles sur la continuité du couvert forestier dans les arrondissements de Ngwéi et d’Ekondo Titi dans le cadre du Projet OPAL au Cameroun. 

De manière spécifique, l'étude portera sur : 

  • L’impact du développement des palmeraies villageoises, semi industrielles et industrielles sur la fragmentation des écosystèmes, la dégradation des forêts et la déforestation. Pour cela, elle requiert une carte d’occupation du sol et des mutations intervenues dans ces territoires suite au développement des palmeraies ; 
  • La détermination, l’identification et la quantification des impacts environnementaux des palmeraies et ses conséquences dans le paysage de Ngwéi et d’Ekondo Titi à la triple échelle du village, des aires de conservation et de l’arrondissement ; 
  • L'analyse des impacts négatifs et positifs des plantations villageoises, semi industrielles et industrielles de palmier à huile sur les écosystèmes, la fragmentation des habitats, la préservation de la biodiversité et sur les communautés locales ; 
  • La proposition des mesures d’atténuation et aussi d’amélioration du système actuel d’élæiculture dans ce paysage. 

3. Mandat et mission du consultant 

Le consultant retenu devra produire dans les délais impartis des données relatives à l’ensemble des objectifs assignés à cette étude. Il devra se référer au cadre institutionnel du secteur agricole au Cameroun. Le plan stratégique de développement de la filière élæicole devra être pris en compte. En outre, ces dernières années diverses institutions nationales et internationales se sont intéressées à la culture du palmier à huile dans le monde en général et au Cameroun en particulier. Le consultant devra faire une importante revue des travaux existants pour situer la présente étude dans son contexte scientifique et spatial. 

4. Résultats attendus 

  1. L’identification des impacts environnementaux liés à l’élæiculture et leurs conséquences sur le paysage forestier de Ngwéi et d’Ekondo Titi sont déterminés, identifiés et quantifiés ; 
  2. L’analyse comparative des impacts environnementaux inhérents à l’élæiculture villageoise, semi-industrielle et industrielle à Ngwei et Ekondo Titi montre une corrélation avec la dynamique des écosystèmes et une incidence sur la fragmentation des habitats, la préservation de la biodiversité et des droits des communautés locales ; 
  3. Des mesures efficaces d’atténuation des impacts environnementaux néfastes de l’élæiculture et d’amélioration du système élæicole actuel de Ngwéi et d’Ekondo Titi sont proposées. 
  4. L’organisation d’un atelier d’une demi-journée pour présenter les premiers résultats de l’étude en vue de recueillir les observations et contributions des personnes ressources. 

5. Livrables attendus L’étude doit aboutir aux résultats suivants : 

  • Un rapport relevant l’incidence du développement de l’élæiculture sur les caractéristiques de l’occupation du sol, la fragmentation des écosystèmes et la déforestation doit être établi ; 
  • Ce rapport se doublera des cartes d’évolution diachronique des paysages élæicoles et d’occupation des sols de Ngwéi et d’Ekondo Titi permettant d’apprécier les mutations en terme de couvert forestier intervenues dans les deux arrondissements. 

6. Méthodologie 

La Sanaga Maritime est le plus vaste département de la région du Littoral avec une superficie de 925393 ha pour une population de 162315 habitants (18 hab/km²). La Sanaga Maritime apparaît comme un milieu de prédilection pour l’élæiculture tant les conditions de développement du palmier y sont optimales (topographie, climat etc.). Elle compte 11 arrondissements dont celui de Ngwéi. L'étude cible les plantations élæicoles de l’arrondissement de Ngwéi dans le département de la Sanaga Maritime. Le Département du Ndian quant à lui est le plus vaste de la Région du Sud-Ouest avec une superficie de 630 690,7ha pour une population de 161 511 habitants (19 hab/km²). La région du Sud-Ouest est une grande zone de développement agricole (berceau de la révolution verte), notamment avec les plantations de PAMOL qui auréolent dans tout le bassin du Ndian et qui occupent plus de 75 % de la superficie et de la surface agricole utile du département. Le département du Ndian est maritime et il apparaît comme un milieu de prédilection pour l’élæiculture tant les conditions de développement du palmier y sont optimales (topographie, climat, main d’œuvre etc.). Il compte 9 arrondissements dont celui de Mundemba qui abrite le chef-lieu. L'étude va cibler les plantations élæicoles d’Ekondo-Titi dans lesquelles les 3/4 de la surface agricole utile sont occupées par de vastes plantations industrielles de la PAMOL et de la CDC. Ainsi, l’étude se concentrera essentiellement dans les arrondissements de Ngwéi et d’Ekondo Titi. Elle doit s’articuler autour d’une démarche méthodologique cohérente qui intègre tous les intervenants de la chaine d’acteurs de l’élæiculture. Elle requiert ainsi une approche participative et nécessite pour le prestataire, la mise sur pied d’une équipe pluridisciplinaire devant conduire les consultations et les travaux de terrain. Toutefois, il est laissé au prestataire, la possibilité de proposer une méthodologie de travail qui cadre avec les objectifs et résultats de l’étude et, en adéquation avec le plan de travail. Cette méthodologie devra être préalablement discutée et si nécessaire, amendée et validée par la coordination du projet. En outre, le consultant devra fournir un projet de méthodologie de l'étude, y compris les questionnaires et autres instruments voire outils, ainsi qu'un plan de travail et prévoir un calendrier des visites de terrain. La méthodologie doit donc démontrer comment les objectifs spécifiques seront atteints au cours de cette étude. 

6. Expertise requise et qualifications 

Cette consultation est ouverte aux, Environnementalistes, Géographes, Forestiers, Botanistes, Agronomes. La mission sera menée par un consultant local disposant d’une équipe pluridisciplinaire. Le profil du consultant est le suivant : 

  • Etre un sénior géographe, forestier, botaniste, agronome ou environnementaliste (BAC +5) disposant d’une expérience professionnelle d’au moins 5 ans. 
  • Avoir une expérience avérée dans l’évaluation des impacts environnementaux (10 ans au moins) 
  • Avoir une expérience dans la réalisation d’études similaires sur le paysage de la région ou ailleurs 
  • Avoir une bonne connaissance du paysage et de la région concernée ; 
  • Maîtriser les outils géospatiaux SIG et télédétection 

Le consultant doit disposer dans son équipe d’un géographe, d’un sociologue, d’un environnementaliste, d’un agronome, d’un botaniste/forestier. 

NB. Les candidats veilleront à préciser entre autres dans l'offre technique la composition de l'équipe devant réaliser l'étude y compris les CV des membres de l'équipe ainsi que la méthodologie qui sera utilisée. 

7. Composition et soumission du dossier 

  • Une offre technique explicitant la compréhension des TdR, la méthodologie du travail et intégrant un chronogramme du déroulement de l’étude ; 
  • Le Curriculum vitae actualisé et signé en 2016; 
  • Photocopies des diplômes ; 
  • 3 références au moins faisant ressortir que le (la) prestataire a déjà rendu des services similaires ; 
  • Une offre financière détaillée, mentionnant les prix unitaires et quantités proposées ainsi que le coût de la demi-journée de l’atelier à organiser à Yaoundé; 

NB : la méthodologie proposée par le prestataire retenu sera par la suite amendée à la lumière de la revue documentaire et des exigences du WWF en la matière pour être soumise à la validation de l’équipe de coordination. 

8. Durée et calendrier indicatif de l'étude 

L'étude commencera dès l'identification du Consultant et se déroulera sur une durée de 3 mois (90jours) couvrant la collecte des données, le traitement, l'analyse et le rapportage. Le/la Consultant(e) étant libre de proposer un calendrier pouvant permettre d’atteindre des résultats attendus de l’étude dans les limites du temps prévu. Le déroulement ci-après est proposé à titre indicatif: 

  • Rencontre de concertation avec l’équipe du WWF pour une relecture des termes de référence, une meilleure clarification des attentes et un briefing de la méthodologie et des techniques de réalisation de l’étude ; 
  • Revue et analyse de la documentation disponible et pertinente sur l'entreprise et la zone d'étude ; 
  • Consultation et entretiens avec les membres des communautés et autorités locales ; 
  • Identification participative des indicateurs d'impact sur le paysage avec les communautés; 
  • Analyse et synthèse des résultats en rapport avec les attentes de l’étude ; 
  • Production du rapport provisoire à remettre au WWF pour amendement ; 
  • Production et soumission du rapport final prenant en compte les divers amendements. 

9. Clause de Confidentialité 

Le consultant ne saurait utiliser ou divulguer les informations reçues du WWF ou d’autres sources obtenues dans le cadre de sa mission sans une autorisation préalable écrite de ces derniers.

10. Soumission

Les dossiers de candidature doivent être adressés au plus tard le 31 août 2016 à 16h30mn 

Les plis seront adressés à l’adresse suivante : 

WWF Regional Office for Africa (ROA), Yaounde Hub Immeuble Panda, Bastos Rue la Citronnelle 

BP 6776 Yaoundé République du Cameroun 

Tél.: (+237) 222 21 70 84 /83 Fax.: (+237) 222 21 70 85 

Site Web: www.panda.org 

 

Ou à l’adresse électronique : recruit-cam@wwfcam.org avec copie à LMiaro@wwfafrica.org et DHalleson@wwfcam.org Avec la mention : Offre de service pour la réalisation d’une étude sur l’impact environnemental des palmeraies villageoises/élitistes sur la déforestation dans la Sanaga Maritime et dans le bassin du Ndian : cas des arrondissements de Ngwéi et d’Ekondo Titi.





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